28.03.2008
DolceVitaRoma (2)
Rome fourmille d'hôtels de très grand luxe, certains à la célébrité internationale, d'autres plus discrets, presque tous avec des vues exceptionnelles sur la ville. Hôtels inabordables, souvent, même pour des cadres supérieurs, mais ce sont des lieux où il fait bon rêver... Et rien n'empêche d'y entrer...
Y prendre un apéritif ? Venir y déjeuner ou y dîner ? S'offrir juste une nuit peut-être, pour une grande occasion... Ou y passer quinze jours ?
Aujourd'hui, c'est aux hôtels vraiment hors du commum que je voudrais m'intéresser, et pas à ceux, de luxe certes, mais tellement accessibles... Ces 4 étoiles presque ordinaires... Non... Rome abrite des hôtels incroyables, inimaginables, souvent avec une très forte valeur historique, des palais du XVIIème, des demeures arisocratiques...
Mon préféré entre tous ? L'Hôtel Hassler, au sommet des escaliers qui mènent à l'église de la Trinité... À défaut d'y dormir, il faut aller dîner au restaurant gastronomique, rénové il y a deux ans, sur la terrasse de l'établissement, la vue y est époustouflante. Il est l'hôtel le plus romantique de la ville... La décoration y est classique, chic, intemporelle... L'atmosphère y est feutrée et calme. L'hôtel Hassler est une bulle de bonheur, un joyau de la ville éternelle...



L'hôtel D'Inghilterra, d'Angleterre, occupe les murs du palais des Princes Tortonia, et a vu passer d'innombrables artistes, musiciens, gens de la noblesse italienne... Il se trouve à quelques encablures de la Via dei Condotti et de la piazza di Spagna, il respire le XVIIème siècle... La décoration y est raffinée, mais très anglaise, et il n'a pas cette légéreté italienne que j'aime tant au Hassler, par exemple...

L'Hôtel de Russie, à deux pas de la piazza del Popolo, abrite un écrin de verdure, et venir y déjeuner est un infini plaisir... Les grands escaliers rosés semblent tout droit sortis d'une pièce de théâtre, on y mange entre des parterres de fleurs et des arbres séculaires, exilés de l'effervesence romaine...

Le grand Hôtel de la Minerve est comme une pierre précieuse, brut à l'extérieur, et étincelant à l'intérieur... Sur une place protégée, derrière le Panthéon, c'est un ancien palais du XVII7me siècle... Un restaurant délicieux de spécialités italiennes se cachent sur le toit, avec une vue imprenable sur la Machine à écrire...


Et il y en a bien d'autres...
11:51 Publié dans Gli alberghi eccezionali, La città, Un buon momento | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.03.2008
DolceVitaSicilia (1)
Un article sur les plus beaux hôtels de Rome est en préparation... Mais avant de vous le livrer, je voudrais commencer une série de billets sur la Sicile, ma prochaine "grande" destination, et commencer, comme pour Rome, à débroussailler le terrain... À une différence notable cependant : je ne connais pas du tout ! Et ma première approche de l'île se résume à ma lecture du moment : Il Gattopardo -le Guépard, tu l'auras compris- de Giuseppe Tomasi di Lampedusa...
Ce projet de voyage est un excellent moyen de te présenter ma méthode d'élaboration d'un itinéraire... ! Le but étant de voir un maximum de lieux dans les meilleures conditions (le moins de foule possible, une température acceptable etc. ! J'ai quand même vu Pompéi à l'ouverture dans un calme relatif !!)
J'ai regardé la liste des sites égrainés par l'UNESCO, ils sont nombreux :
- Syracuse et la nécropole rocheuse de Pantalica,
- Les villes du baroque tardif de la vallée de Noto (Caltagirone, Miliello Val di Catana, Catane, Modica, Noto, Palazzolo, Raguse et Scicli),
- La zone archéologique d'Agrigente,
- La villa romaine du Casale,
- Les îles Eoliennes.

Un beau programme en perspective... Cela m'a d'ailleurs permis de constater que Taormine, et son incroyable amphithéâtre, tout comme Palerme ne sont pas encore classés... Ces deux villes ne sont que sur la liste indicative... Comme quoi, il reste du travail à l'Unesco !
J'essaie de répartir les visites en étapes : une étape de trois jours à Syracuse : une consacrée à la ville, et une aux villes du baroque tardif, puis direction Agrigente avec un arrêt à la Villa Romaine le matin... Deux jours à Agrigente : une matinée pour la vallée des Temples, une après-midi pour Selinonte, une journée pour la ville avant de rejoindre Palerme pour cinq jours. De là, il faudrait rayonner pour visiter Erice, Trapani et Marsala, Segeste, Monreal, le golfe de Castelmmare et Cefalù. Puis, cap sur Taormine pour les trois derniers jours avec une journée pleine consacrée aux Iles Eoliennes : Vulcano et Lipari, une matinée sur l'Etna et le reste pour la ville -probablement deux demi-journées.
Ces étapes permettent de scander le voyage, d'en définir une première ébauche, de s'assurer de ne rien oublier, et de la viabilité de l'itinéraire en fonction des distances... Il faut évaluer les priorités et consacrer le temps restant -s'il y en a- à des sites moins essentiels...
Si parmi vous, quelqu'un a déjà visité la Sicile, j'attends ses conseils et ses adresses !
20:23 Publié dans Bell'Italia, Il patrimonio mondiale, Partire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.03.2008
DolceVitaRoma (1)
Un départ pour Rome, c'est un voyage iniatique... Elle hante l'imaginaire comme un rêve tenace, comme un mirage incessant, comme cette éternelle obsession d'y retourner encore...
Rome est autant un mythe qu'une réalité, elle oscille entre une histoire légendaire, dont on ne saurait démêler le vrai du faux et que l'on réexamine sans cesse -Romulus-, des faits d'armes époustouflants et parfaitement vérifiés -les conquêtes- et des instants de faiblesse qui la rendent plus humaine (sacs de Rome de - 390 par les Gaulois, de 1527 par les troupes de Charles Quint)... Elle fascine, elle attire, elle émerveille, elle émeut, elle étonne, elle agace... Elle est au coeur de toutes les civilisations, d'un Empire, de l'Eglise, de la culture européenne... C'est une relation passionnelle qui se tisse avec la cité éternelle.
Il me semble parfaitement normal de commencer par une destination qui a une aura extraordinaire, qui me tient très à coeur, et que je connais... Il faudrait passer des mois à Rome pour avoir une idée vraiment précise de la Ville... Mais comme c'est impossible, autant faire quelques choix...
Il faut d'abord s'attaquer à une sorte de débroussaillage... ! Et qui mieux que l'UNESCO peut nous aider à brosser le portrait d'une telle cité, et à faire une première sélection de lieux... ?
Voilà ce qu'apparaît sur la liste, pour Rome... La formule "centre historique" est très pratique, compte tenu du nombre de monuments incroyables que l'on y recense au mètre carré... Et surtout de l'éventail exceptionnel d'époques qui se superposent dans une même périmètre et qui cohabitent avec grâce dans un amoncellement de styles, de bâtiments, un foisonnement de pierres... "Parmi la catastrophique splendeur des ruines [...] s'exhale une beauté inhumaine", comme l'a si bien résumé Fellini.
Pour appréhender la densité de la ville, le plus simple est d'en distinguer les principaux quartiers, comme autant de rivages le long du Tibre où il fait bon s'échouer... Et le "centre historique "s'efface ou se réduit à un minuscule point, comme le nombril de l'Urbs.
- Le Centro Storico, donc, peut en définitive se définir comme le quartier du Panthéon -le bâtiment antique le mieux conservé au monde, et le plus vaste aussi, paraît-il- et de la Piazza Navona -il existe une magnifique définition du "centre du monde" dans la revue Autrement Rome, en chair et en pierre, excellente lecture avant de partir, d'ailleurs.
- La Rome antique, au pied du Capitole, et dans le dos du monument à Vittorio-Emmanuelle II, la fameuse "machine à écrire", où on trouve les Fori romani, le mont Palatin et le Colisée... Penser que fouler ces pavés équivaut à voyager plus de deux millénaires en arrière est particulièrement troublant...
- Via Veneto, près du Quirinale, immortalisée dans La Dolce Vita de Fellini, bien sûr, est l'ancien quartier chic, un peu poussiéreux, mais elle retrouve peu à peu son cachet.
- Tridente, c'est l'actuel quartier chic, où l'on trouve la piazza di Spagna et la Trinità dei Monti, la Piazza del Popolo, la via dei Condotti et ses boutiques prestigieuses, le café Greco.
- Juste au dessus de Tridente, la Villa Borghese et son magnifique jardin, avec l'une des vues les plus époustouflantes de la ville.
- Monti et Esquilino, des quartiers réhabilités, au sud de la gare Termini -l'Esquilin était un bidonville-, sont devenus extrêmement vivants, avec une foule de restaurants, d'hôtels (le Radisson, notamment), et la basilique Santa Maria Maggiore.
- Le Testaccio est une immense colline de fragments d'amphores romaines, accolée à l'Aventin, lieu sédicieux s'il en est -dans l'histoire républicaine du IVème siècle av. J.C.- et est l'un des lieux emblématiques de la vie nocture de la Ville.
De l'autre côté du fleuve,
- la Cité du Vatican et le quartier Prati, avec des monuments aussi célèbres et immanquables que la Basilique Saint-Pierre et sa place, la Chapelle Sixtine, les Musées du Vatican... le Chateau Saint-Ange et les gardes suisses !
- Le Gianicolo, un jardin qui recèle l'autre vue merveilleuse sur Rome,
- Le Trastevere, une sorte de Saint-Germain-des-Prés romain, où vivaient les artistes bohèmes -c'est moins vrai aujourd'hui-, un quartier au charme désuet, il est vraiment très agréable à la nuit tombée à la terrasse d'une trattoria, et est aussi un haut lieu de la vie nocturne...
Nous achevons ce premier panorama... Et nous poursuivrons cette découverte pas à pas dans les jours, et peut-être les semaines à venir... !
15:35 Publié dans Bell'Italia, Il patrimonio mondiale, La città | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.03.2008
Come visitare quando fa caldo ?
L'étape incontournable avant de partir ? La valise... Ou le casse-tête absolu. Il faut parvenir à concilier le confort, le pratique, le chic et les dernières acquisitions sans lesquelles on n'envisage absolument pas de partir. En tenant bien sûr compte d'une limite de poids, de la force de nos bras pour porter nos tonnes de vêtements ou du volume du coffre, selon le moyen de transport emprunté. Ensuite viennent se greffer des considérations météorologiques...
Pour commencer, c'est au problème de la chaleur que nous allons nous intéresser, et plus spécifiquement en ville... Les villes ont des codes tout à fait particuliers, et il est parfaitement impossible de s'y balader comme si on était sur la plage... Par ville, j'entends naturellement "grande ville", donc il faut imaginer une visite de Rome, de Lisbonne, de Madrid, de Londres, de New York, de Pékin en juillet ou en août, par une bonne trentaine de degrés et en tenant compte du paramètre : marche !
Les talons sont évidemment exclus au delà de 5cm... Même les compensées, même si tu es comme dans des pantoufles : la plante des pieds chauffe, et une vraie journée de visite, c'est entre 6 et 10h de trotte ! L'idéal, des sandales ouvertes devant et qui tiennent bien le talon, ou des ballerines (mais pas des Repetto, la semelle s'use beaucoup trop vite). Mon homme a inventé le concpet de "chaussures de trottineuse", qui durent en gros une saison, qui font la jambe fine, et avec lesquelles on peut marcher sans grogner pendant des heures !
À titre d'exemple... Mes dernières chaussures de guerre, neuves... Aujourd'hui, elles ne ressemblent plus vraiment à ça !
Ensuite, pour la tenue, c'est plus délicat... Je serai tentée de vous recommander très vivement le short, pas trop court, mais pas bermuda non plus, une taille au dessus de la vôtre pour ne pas vous sentir engoncée. Il a l'avantage de permettre des mouvements plus francs, de ne pas hésiter si l'on veut s'asseoir sur un petit muret, en hauteur, au bord d'une fenêtre... En haut, une blouse EN COTON léger, surtout pas de matières synthétiques, ni de soie (ça ne laisse pas passer l'air), et on se fiche pas mal que ce soit un peu transparent, c'est l'été, non ? Il faut la choisir plutôt ample, pour être à l'aise dans ses mouvements et permettre la circulation de l'air !
En plus, un petit short et une blouse, c'est une silhouette avec ce je-ne-sais-quoi de nonchalant, parfaitement dolce vita... Un robe légère peut aussi convenir, pour le chic, ce sera irréprochable, mais elle ne sera pas autant synonyme de liberté !
Côté accessoires, on limite... Pas d'accumultaion de bijoux, on choisit de jolies boucles d'oreilles, une montre si on ne craint pas la marque de bronzage, mais pas de grands colliers, surtout, ce n'est pas du tout adapté... Ensuite, chacune ses manies... Je suis accro au panama, mais c'est à proscrire dans des destinations venteuses, comme Lisbonne par exemple, et pour le sac, préférez un joli cabas (mon Vanessa Bruno est déchiqueté...) à un sac à dos qui casse l'allure... Ou une besace. La toile et le cuir naturel sont des musts ! Ah, et pas de sac avec le nom de la ville que vous visitez inscrit en gros : c'est ridicule... ! On n'est des touristes, certes, mais moins ça se voit, mieux c'est !
Avec ces premières bases, on va pouvoir aborder correctement une première destination... Et par où commecer si ce n'était par... Rome ?!
Ci vediamo pronto !
10:17 Publié dans Come devi vestirti ?, La valigia | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.03.2008
La lista
Pour bien commencer, je voudrais poser quelques bases... Ceux et celles qui me lisent savent déjà à quel point le patrimoine mondial me préoccupe, me passionne et me fascine... Mais encore faut-il savoir de quoi on parle !
Entreprendre un voyage en Egypte, pour admirer les pyramides, c'est une aventure exceptionnelle dans une vie, un rêve que l'on réalise... Mais il en est de même pour flâner dans les ruines de Pompéi, ou errer, le nez au vent, sur les rives de la Seine... Ces lieux sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, et il ne s'agit pas d'une "consécration" ou d'une récompense... Leur inscription est fondamentale pour conserver ces chefs-d'oeuvre du passé, cet héritage exceptionnel que les siècles nous ont légué, pour le mettre en valeur, apprendre à mieux le connaître et surtout le protéger... Ce patrimoine n'a rien de figé, nous en profitions aujourd'hui, chacun de nous peut développer un rapport tout à fait privilégié avec un monument, un paysage, un site historique...

Depuis 1972, l'UNESCO classe des sites culturels ou naturels considérés comme exceptionnels pour l'ensemble de l'humanité, et qu'il est essentiel de conserver et de protéger pour les transmettre en parfait état aux générations futures...
Ce qui est formidable avec l'idée même de patrimoine mondial, c'est que celui-ci a une valeur universelle, et c'est à chacun d'entre nous de s'en soucier... Les sites classés appartiennent à tout le monde, quels que soient les territoires où ils sont situés... Cette liste constitue d'ailleurs une trame d'exception pour qui veut s'assurer de visiter les plus beaux endroits de la terre... ! D'ailleurs, pour chaque voyage que j'entreprends (même très bref, comme à Reims par exemple), je prends soin de planifier un itinéraire qui me permette de voir un maximum, voire tous les lieux classés de la région, mais c'est un aspect sur lequel je reviendrai !
Imagine... Dans le parc du Serengeti, devant la cathédrale de Lima, sur la Grande Muraille de Chine oudans les forums romains, à Rome, tu es chez toi... Et il faut en être digne !
14:10 Publié dans Il patrimonio mondiale, Sai cosa vedi ? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


